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Il était une fois …

Comme souvent cela se produit, l’Association des Gens d’Affaires d’Ahuntsic Cartierville (AGAAC) a vu le jour grâce à des gens de cœur mus par une volonté de grandir, de développer et d’apporter une contribution tangible à l’économie de leur quartier. Nous décrivons dans les prochaines lignes, l’évolution de l’association au cours des années. Loin d’être exhaustif, ce survol historique est toutefois authentique, car les noms et les faits mentionnés ont été recueillis dans les archives de l’AGAAC.


Les années 50

1959
À l’image de plusieurs autres quartiers de Montréal, le quartier Ahuntsic est en plein essor démographique et économique. Nombre d’entreprises et de professionnels s’y installent. La rue Fleury fourmille d’activités. Les affaires sont florissantes. Les hommes d’affaires prennent bientôt conscience qu’ils tireraient avantage d‘un regroupement leur permettant d’unir leurs connaissances, de partager leur expérience, de développer leur marché et de faire fructifier le potentiel économique du quartier.
Sous la présidence de M. Lucien Dupuis, l’Association des Hommes d’Affaires d’Ahuntsic (AHAA) voit le jour. Son premier conseil d’administration réunit M. M. Blais de la Banque Nationale, M. J.-P. Chamberland Assureur, M. J.-M. Da Silva et Mme L. Savoie de l’École Nouvelle, M. C. Laurin Imprimeur, M. F. Bonin des Articles publicitaires, M. J.-G. Hogue Marchand, Me Y. Gauthier Notaire, M. L. Gabriel Restaurateur et M. E. Laliberté Imprimeur. Ils sont appuyés par Messieurs Brunelle, Trudel et Larocque.
Dès les premiers instants, des précurseurs forment des comités pour prendre position sur des sujets d’actualité. Ils ont pour but le progrès du quartier et la défense de ses citoyens.

Les années 60

1961
La fermeture immédiate du pont Viau-Ahuntsic à la circulation et son remplacement par les ponts Bailey, voilà ce que réclame l’Association des Hommes d’Affaires d’Ahuntsic, alors sous la présidence de M. André Bédard. Le président du Comité d’urbanisme de l’association, M. Paul Grenier, craint que de fissures en fissures, on aboutisse à une tragédie. C’est pour aiguillonner les autorités compétentes, mais sans vouloir alarmer la population que l’association revendique la fermeture du pont.

1963
Sous la présidence de M. Marc Sauvé, l’association réclame à grands cris la construction du centre récréatif promis depuis une dizaine d’années à Ahuntsic dans le but de prévenir la délinquance juvénile. Ce centre devait offrir une piscine intérieure, une bibliothèque régionale, une aréna à glace artificielle, une salle de loisirs intérieure et un gymnase.
La localisation du terminus de la ligne orange du métro au boulevard Crémazie est contestée par de nombreux résidants du Nord de Montréal. L’association, en collaboration avec le Progrès du Nord, exige que le terminus soit localisé sur le boulevard Henri-Bourassa.

1964
Avec à sa tête M. Marcel Jeannotte, président, l’AHAA propose un projet de construction résidentiel au lieu du centre d’achat prévu initialement dans le Domaine Saint-Sulpice.

1966
La Ville de Montréal annonce enfin la construction du plus grand centre récréatif et culturel de la métropole. Ce complexe sportif devait être érigé à l’intérieur du quadrilatère formé par les rues Henri-Bourassa, Lajeunesse, Fleury et St-Hubert. On choisira finalement d’y construire l’aréna Ahuntsic.

1967
Sous la présidence de M. Jules Dupuis, et forte de plusieurs mémoires et rencontres officielles auprès des autorités municipales (de 1960 à 1967), l’Association des Hommes d’Affaires d’Ahuntsic décide de suivre de près l’évolution des travaux préliminaires nécessaires à l’exécution du projet du centre récréatif dans les délais prévus. D’autre part, les marchands organisent une foire commerciale sur la rue Fleury afin de promouvoir l’achat local.

1968
Le président de l’association, M. Jules Labrèche, supporte la campagne des centaines de paroissiens des Loisirs Sainte-Madeleine-Sophie-Barat pour le fameux centre sportif promis depuis des années. Les autorités réaliseront que s’il est un temps pour les promesses, il est aussi un temps pour des réalisations concrètes.

Les années 70

1971
Sous la présidence de M. Marcel Lefebvre, des représentants de l’AHAA quittent Montréal pour l’Assemblée nationale, où ils seront reçus par le Premier Ministre, M. Robert Bourassa. Lors de cette rencontre, les membres font part de certaines des orientations de l’association.

1973
MM. Jacques Monette et Georges Dedoyard, tous deux coprésidents de l’AHAA, atteignent les objectifs fixés à l’occasion du 15e anniversaire de l’association. Les membres participent en grand nombre à divers événements culturels, sportifs et sociaux, dont le point culminant sera un grand bal au très chic Ritz-Carlton.

1974
Au cours de l’année, M. Camille Hogue, président, et les membres de l’AHAA connaissent enfin le dénouement de deux dossiers majeurs. Ainsi, après plus de dix ans de démarches, le centre récréatif et sportif Claude-Robillard est construit sur la rue Émile-Journault. De plus, alors que l’AHAA demande depuis fort longtemps le déplacement et l’amélioration de la bibliothèque municipale locale, voilà que s’aménage enfin, à l’angle de la rue St-Hubert et du boulevard Henri-Bourassa, une bibliothèque plus adéquate. Ces événements viennent encore une fois témoigner de l’importance d’une association active pour un quartier.

1976
Le responsable du Comité d’urbanisme de l’AHAA, M. Maurice Roy, et le président, M. Denis Rousseau, conçoivent le projet d’une piste cyclable se transformant en piste de ski de fond l’hiver. Ce projet mis de l’avant dans le cadre des travaux de dépollution de la Rivière des Prairies ne devrait pas être trop onéreux.

1977
Le président, M. Serge Lamarche, et le responsable des affaires sociales de l’AHAA, M. André Desjardins, font des pieds et des mains pour améliorer la situation désastreuse de la salle d’urgence de l’Hôpital Fleury. Conçu à l’origine pour traiter annuellement 5 000 cas, c’est désormais plus de 95 000 patients qui passent à l’urgence chaque année. M. Desjardins retient l’attention espérée de la part du Ministre et de la presse locale.

1979
Après de nombreuses interventions et diverses représentations, le président de l’association, M. Yves Lapierre, et son équipe réussissent à faire relocaliser la fourrière municipale de la rue Sauvé sur la rue Louvain.

Les années 80

1980
L’AHAA vit l’année référendaire à sa façon. Sous la présidence de Me Michel Corbeil, des déjeurs-causeries des camps du oui et du non s’organisent afin de bien informer les membres des enjeux politiques.

1982
L’année est au changement sous la présidence de M. Roland Lamothe. Après avoir modifié le nom de l’AHAA pour l’Association des Gens d’Affaires d’Ahuntsic (AGAA), c’est au tour du logo de se voir transformé. Le réaménagement de la rue Fleury est également à l’honneur.

1983
Pour la première fois, une femme préside l’AGAA : Me Lise Dagenais. Son équipe organise une réunion d’orientation. Les participants réclament une implication sociale plus grande de l’association en tant que groupe de pression afin de défendre certains dossiers qui préoccupent le quartier. On célèbre aussi le 25e anniversaire en grandes pompes au Buffet Durante.

1984
M. Armand Fournerie, président de l’AGAA, se donne comme priorité de mousser l’image et la présence de l’association en organisant presque exclusivement des activités sociales.

1986
Sous la présidence de M. Jacques Vézeau, l’AGAA se dote d’un comité d’intervention et fait valoir son positionnement sur la conjoncture sociale, économique et politique en préparant des mémoires, en intervenant sur des sujets d’actualité comme le zonage commercial, en participant aux rencontres de consultation et en se faisant entendre lors de sommets socio-économiques.

1988
C’est sous la présidence de M. Pierre-René Perrin que l’AGAA fête son 30e anniversaire. Un brunch hommage est présenté au restaurant El Toro. À cette occasion, l’association innove en instituant un prix annuel : le Prix Distinction. De plus, au cours du Sommet socio-économique Crémazie, l’idée de créer une corporation de développement économique et communautaire (une CDEC) est lancée.

Les années 90

1990
C’est avec l’équipe présidée par M. Henri L’Africain que des bases de la CDEC Ahuntsic-Cartierville sont jetées. Les questions du transport alimentent également de nombreuses réunions et bien des échanges.

1991
Des membres de l’AGAA s’opposent au projet de réforme fiscale du ministre Ryan. Quelque 30 des 90 membres de l’association votent une résolution spéciale mandatant le conseil d’administration de défendre les intérêts de la communauté économique.

1992
Une deuxième femme préside aux destinés de l’association : Mme Pauline Charest. Certains dossiers pilotés par l’association traitent des places de stationnement disponibles, de la politique de vignettes pour stationnement réservé sur rue et des interdictions de circulation.

1993
À nouveau, l’AGAA prend position publiquement sur des dossiers qu’elle juge prioritaires pour le quartier. Ainsi, les prix Orange et Citron voient le jour. L’opinion des gens d’affaires sur la question du transport dans Ahuntsic est claire : Montréal récolte à la fois le prix Citron pour l’aire de stationnement du parc Ahuntsic et le prix Orange pour ses efforts de réaménagement du débarcadère du terminus Henri-Bourassa. En novembre 1993, M. Louis-Claude Trudel déclare que l’AGAA appuie le mégaprojet du Marché central car plus de 1 000 emplois seront directement créés et plusieurs autres de façon indirecte.

1994
Sous la présidence de M. Louis-Claude Trudel, l’AGAA vise à étendre son territoire d’action aux arrondissements limitrophes, soit d’ouvrir ses portes aux gens d’affaires des secteurs Bordeaux et Cartierville. À la suite du sondage d’opinion transmis aux membres de l’association, une faible majorité endossent l’agrandissement du territoire à Cartierville.

1995
Le 1er avril 1995, 300 personnes participent au forum socio-économique Rendez-vous 95. Ce succès est le fruit d’une étroite collaboration de cinq organismes du milieu dont l’Association des Gens d’Affaires d’Ahuntsic. Sous la présidence de M. Pierre Vincent, les membres du conseil d’administration ne chôment pas puisqu’ils se rencontrent à trois reprises durant la saison estivale dans le but d’apporter un renouveau à l’association et ainsi répondre aux besoins changeants de ses membres. Parallèlement, l’objectif principal du nouveau président vise à redresser la situation financière de l’association, objectif atteint à la fin de son mandat.

1996
Avec la conjoncture économique qui prévaut, la création de la propre entreprise devient une solution envisagée par plusieurs. L’Association des Gens d’Affaires d’Ahuntsic (AGAA) a créé avec des organismes membres, un concours intitulé Mon idée d’entreprise. En 1997, sept projets ont été déposés et trois récipiendaires ont reçus des bourses. En 1998, l’arrimage avec le concours Devenez entrepreneur-e, mené par le Collège Ahuntsic, a permis de recevoir douze projets. Des bourses ont été remises par les deux organisations aux trois finalistes de chacun des concours. Les participants des deux concours étaient éligibles à la finale régionale du concours Devenez entrepreneur-e. En 1999, le jumelage Mon idée d’entreprise et Devenez entrepreneur-e est maintenu et a permis de recevoir 25 projets.

1998
La volonté et le dynamisme du président Daniel Vély entraînent de l’action dans des dossiers locaux : que l’on pense au Comité des travailleurs autonomes, au Comité transport, à la participation de l’association à Solidarité Ahuntsic, à la rencontre de tous les anciens présidents, à l’étude de préfaisabilité d’exploitation de produits touristiques fluviaux sur la Rivière des Prairies, au Comité du 40e, etc. Aussi, c’est avec la ferme intention de marquer le coup pour les célébrations du 40e anniversaire qu’une vaste campagne de communication et de recrutement se met en branle, dont le point culminant est la réalisation du magazine/programme souvenir. M. Pierre Vincent, responsable du comité du 40e anniversaire, organise un souper-gala au Château Classique. Cette activité attire plus de 200 personnes dont 18 anciens présidents. Ces derniers reçoivent chacun une plaque souvenir pour souligner le dynamisme qui fait la marque des gens d’affaires d’Ahuntsic et sont nommés Gouverneurs.

Les années 2000

2000
C’est sous la présidence de M. Yves Giard que les modifications sont adoptées à l’unanimité lors de l’assemblée générale tenue le 5 juin 2000 à l’effet que les limites du territoire de notre association s’étendent à l’ouest et au sud jusqu’à la ligne de division entre les villes de Montréal et de Ville Saint-Laurent et que le nom de l’association devienne Association des Gens d’Affaires d’Ahuntsic et de Cartierville.

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